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Ecologie

Nous nous trouvons aujourd’hui sur un point de bascule : la Terre brûle. Qu’il s’agisse du réchauffement climatique, de l’acidification des océans, de l’artificialisation des sols ou de la sixième extinction de masse du Vivant, les conditions d’habitabilité de la Terre se détériorent. Le saccage du Vivant que l’on observe depuis le début de l’ère industrielle va croissant, et on sait qu’une fois certains seuils dépassés, des cercles vicieux s’enclenchent. Il n’y aura pas de retour en arrière possible. Or l’empreinte environnementale du numérique est dévastatrice. C’est pourquoi il n’y a pas de compatibilité entre la numérisation à outrance que l’on connaît et la défense du Vivant : il faut choisir.

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Les aspects « virtuel » et « dématérialisé » du numérique sont trompeurs. Sa miniaturisation high-tech nécessite au contraire des réseaux infinis de câbles et des quantités astronomiques d’énergie et de matière à extraire, à travailler puis à jeter.

Le numérique émet beaucoup (trop) de gaz à effet de serre

  • Le numérique représente environ 4% des émissions mondiales, soit plus que l’aviation civile, causées essentiellement lors de la fabrication.

  • Les émissions augmentent chaque année. Sans une volonté politique de sobriété, il est attendu que ces émissions doublent voire quadruplent d’ici 2050.

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Les coûts de l’extractivisme

  • Les minéraux nécessaires se trouvant parfois en quantité infime dans la terre, l’extraction des matières premières est gigantesque et nécessite des traitements chimiques polluants. Par exemple, 800 kg de matière première sont nécessaires pour la fabrication d’un ordinateur de 2 kg.

  • Les réserves de métaux et de minéraux disponibles sont insuffisantes. Cuivre, cobalt, gallium, yttrium, dysprosium, lithium, etc. : autant de matériaux dont la demande va être multipliée par 4, 10 voire plus de 30 d’ici 2040.

  • Près de 70% du cobalt est extrait en République Démocratique du Congo, plus d’un tiers du cuivre vient du Chili et du Pérou, près de la moitié du nickel est indonésien. La numérisation, à l’image de la soi-disant « transition énergétique », se développe à partir des mines du Sud Global, y générant pollutions, empoisonnements et conflits d’usage inévitables sur la terre, sur l’eau et sur les revenus.

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La révolution de l’IA générative : une bombe écologique

  • L’IA générative s’invite dans tous nos outils (smartphones, moteurs de recherche, etc.) et son usage devient la norme dans certaines professions. Elle nécessite la construction de gigantesques data centers et une course effrénée dans la fabrication de micropuces informatiques.

  • L’IA générative est énergivore et très polluante. En termes d’émissions de gaz à effet de serre, Google avait annoncé qu’entre 2019 et 2023, ses émissions avaient été multipliées par 48% du fait de l’IA. Du point de vue de l’électricité, l’Agence internationale de l’énergie prédit que l’électricité nécessaire pour faire tourner les data centers devrait doubler d’ici 2030. On peut également évoquer la consommation d’eau, nécessaire pour les refroidir. En 2028, l’IA pourrait nécessiter une fois et demi l’eau consommée en Suisse.

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Plutôt une planification de la sobriété numérique qu’une prolifération désorganisée

  • 80% de l’empreinte carbone du numérique est engendrée par la fabrication. Il est crucial de trouver des solutions pour diminuer le nombre d’équipements fabriqués.

  • Un usage plus écologique et sobre du numérique doit s’appuyer sur les piliers des 3 R : réduction des équipements, réemploi et recyclage des matériaux.

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