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Santé

Dormir, manger, bouger, être en contact avec ses pairs sont des facteurs essentiels à la santé de chaque personne. L'exposition excessive aux écrans peut altérer chacun de ces éléments, et ce à tout âge de la vie.

La plupart des études à ce jour relèvent des associations entre l'usage des écrans et les problèmes de santé plutôt que des liens de causalité (de cause à effet), mais la majorité des connaissances actuelles des effets sur la santé concernent le court terme.
 

Cependant, un contact trop précoce (avant 6 ans) peut entraîner des troubles psychomoteurs ou de l'apprentissage, voire comportementaux. Les recommandations visant à réduire le temps d’écrans chez les jeunes constituent des balises à conserver, afin de prévenir des usages excessifs. 

Les écrans privent les jeunes enfants de stimulations et d’expériences fondamentales (capacités langagières, proprioceptives et sociales, gestion des émotions…) qu’il devient rapidement très difficile à combler. Les écrans laissent leur empreinte sur le cerveau des jeunes.

 

Le numérique à l’école augmente le temps durant lequel les enfants et adolescent·es sont exposé·es et diminue par conséquent les espaces sans écran auxquels ils et elles ont accès. Il devient dès lors impossible pour les parents de donner une éducation sans ou avec peu d'écrans à leurs enfants. La gestion des écrans devient complexe, voire impossible (les élèves ayant de plus en plus souvent besoin d'un outil numérique pour faire leurs devoirs).

 

De plus, de nombreux troubles ou conséquences néfastes sont régulièrement associés à l’utilisation des écrans. On peut relever leurs impacts sur :

Le sommeil

​Le sommeil n’est pas un temps de repos, c’est une activité physiologique : favoriser une bonne hygiène de sommeil, à tout âge, est essentiel. 


Le manque de sommeil chez les enfants impacte leur croissance et leur résistance immunitaire ; chez les adultes, cela influence leurs performances et augmente les risques d’accident. 

 

L’exposition aux écrans (et à leur lumière bleue) provoque des troubles du rythme jour/nuit (circadien) et altère la qualité du sommeil. Un mauvais sommeil ou un manque de sommeil augmente les risques de maladies cardio-vasculaires, d’obésité et de diabète, de cancers, mais aussi accentue les risques de troubles de l’humeur, d’anxiété et de symptômes dépressifs. 

2

La santé des yeux

La myopie ne cesse de gagner du terrain, on parle même d’épidémie mondiale : la diminution des activités de plein air combinée à l’augmentation des activités sollicitant la vision de près, dont l’utilisation des écrans sous toutes ses formes, est le principal facteur expliquant ce phénomène.
Une myopie déclarée jeune peut s’aggraver fortement et se compliquer de décollement de rétine, de glaucome, de problème maculaire, ou de cataracte précoce. Un suivi ophtalmologique régulier indispensable. 

3

La sédentarité et les troubles musculo-squelettiques

On observe avec la multiplication des écrans un désinvestissement des enfants/adolescents pour les activités physiques bénéfiques (pour un adolescent au moins une heure par jour est conseillée). De plus, les heures prolongées en position assise sont susceptibles de générer des troubles musculo-squelettiques, troubles de la posture corporelle, douleurs cervicales et lombaires notamment.

 

Les nombreuses heures passées devant des écrans contribuent à un mode de vie sédentaire : véritable problème de santé publique, la sédentarité augmente le risque de développer des maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, le cancer ou la dépression. L’usage des écrans participe donc au fardeau sanitaire de la sédentarité.

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La dépendance et abus

La vie en ligne peut prendre beaucoup de place dans le quotidien des gens, à tout âge, et conduire à une certaine forme de dépendance. Dans le cas où l’utilisation des écrans interfère avec les échanges amicaux et familiaux, les activités et hobbys, la vie sociale peut être altérée, des problèmes relationnels peuvent survenir, le tout comportant un grand risque d’isolement, d’absentéisme scolaire ou de problèmes professionnels. Des risques financiers liés aux achats intégrés, aux paris en ligne ne sont pas à ignorer.

Outre les troubles du sommeil et pathologies associées déjà évoqués, l’augmentation de la consommation de produits plus sucrés et plus gras sont conséquence de l’exposition des enfants (et adultes) au marketing numérique faisant la promotion d’aliments et de boissons malsains, mettant une fois encore leur santé en péril. 

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En développant des signes qui s’apparentent à une addiction comportementale, la personne risque de développer de l’anxiété, de la dépression, et de l’agressivité et son image de soi peut se dégrader. 
Les médias sociaux peuvent être source de rumeurs, d’informations potentiellement trompeuses, par exemple sur l’alimentation et entraîner le·la jeune à adopter des comportements ou habitudes dommageables pour la santé (par ex. consommation de certains produits pour perdre du poids, utilisation de produits de beauté chez des personnes trop jeunes « tendance skinare »…)

La personne peut utiliser de plus en plus l’écran pour l’aider à gérer des émotions négatives (tristesse, colère...). Des algorithmes peuvent également pousser des adolescent·es vers des contenus portant sur la dépression ; certain·es auraient par le fait « poussé·es » au suicide

Les liens entre l’usage des écrans et les caractéristiques de la santé mentale (bien-être émotionnel, psychologique et social) sont complexes à déterminer et à étudier. Il semble judicieux d’opter pour le principe de précaution en ce qui concerne l’usage des écrans, en terme de durée et de contenu, chez les enfants et adolescent·es, d’avoir une attention toute particulière aux interactions sociales via les réseaux sociaux et de préserver des conditions de sommeil aussi bonnes que possibles à tout âge.  

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